Si le ministère se retrouve dans cette vision plus large et plus intégrative du biocontrôle et des biosolutions, il ne fait nul doute que c’est un signe très positif. © AdobeStock
Alors qu’au début de cette année 2021, la définition du biocontrôle mentionnait les bioagresseurs : « Le biocontrôle désigne un ensemble de méthodes de protection des végétaux reposant sur l’utilisation de mécanismes naturels pour maîtriser les bioagresseurs », celle mise en ligne il y a quelques jours sur le site internet du ministère de l’Agriculture ne contient plus la mention de cette maîtrise des bioagresseurs : « Le biocontrôle est un ensemble de méthodes de protection des végétaux basé sur l’utilisation de mécanismes naturels.
Seules ou associées à d’autres moyens de protection des plantes, ces techniques sont fondées sur les mécanismes et interactions qui régissent les relations entre espèces dans le milieu naturel. »
Que nous dit ce changement ? À la #PositiveProduction, on pense que le biocontrôle et les biosolutions englobent bien plus que la seule maîtrise des bioagresseurs. Ceci est d’ailleurs précisé juste après : « Ainsi, le principe du biocontrôle repose sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs plutôt que sur leur éradication. »
On assiste donc bien à une redéfinition. Elle fait plutôt chaud au cœur après des décennies où c’était surtout la chimie et le contrôle qui avaient pris la main, y compris dans la vision des hautes sphères politiques. Les produits de biocontrôle sont définis dans le code rural et comprennent « les macro-organismes et et les produits phytopharmaceutiques qui sont composés de micro-organismes, de médiateurs chimiques tels que les phéromones et les kairomones, ou de substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale ».
Il est aussi rappelé que les procédures d’homologation et les taxes appliquées sur ces produits sont réduites, qu’ils sont exemptés d’interdiction de publicité, ne sont pas soumis à l’obligation de réduction des usages dans le cadre de CEPP.
Si le ministère se retrouve dans cette vision plus large et plus intégrative du biocontrôle et des biosolutions, il ne fait nul doute que c’est un signe très positif. Et vous, qu’en pensez-vous ?
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